Cet article répondra à toutes vos questions :

  • Comment définir l’avantage salarié ?
  • Quelles sont les attentes des Français en matière d’avantages salariés ?
  • Quels sont les différents types d’avantages préférentiels ?
  • Qu’est-ce qui distingue une œuvre sociale d’un complément de rémunération ?

 Vous opérez le passage du comité d’entreprise (CE) au comité social et économique (CSE) et vous souhaitez en profiter pour apporter une nouvelle dynamique sociale ? Vous êtes en train de créer votre CSE et vous cherchez des avantages préférentiels à offrir à vos collaborateurs ?

Réflexe CSE vous aide à vous poser les bonnes questions pour proposer à vos bénéficiaires des avantages en nature pertinents.

Les nouvelles attentes des collaborateurs

Ces dernières années, les usages de consommation sont en profonde mutation. Les Français ne sont plus des consommateurs passifs mais des « consommacteurs« . Ils privilégient désormais la qualité à la quantité, ils sont plus exigeants sur leurs choix, ils recherchent la personnalisation. Cette tendance est d’autant plus marquée chez les plus jeunes, notamment la génération Y.

 

Ce phénomène a posé une nouvelle donne également du côté des entreprises. De fait, ce nouveau schéma se retranscrit aujourd’hui dans le cadre professionnel : les attentes des salariés envers le CSE ont évolué.

Votre CSE doit s’attacher à respecter deux aspects particulièrement valorisés par les français :

  • L’équilibre vie professionnelle/vie personnelle.
  • La qualité de vie au travail (QVT).

Cette ligne directrice devra donc guider votre action d’élu au quotidien mais aussi votre réflexion sur le choix des avantages salariés pour emporter l’adhésion de vos ayants-droit.

Les avantages préférés des français

 La crème de la crème des avantages sociaux

Parmi les avantages favoris des salariés, on retrouve en tête les horaires aménagés, le télétravail, les jours de congés supplémentaires, les RTT… Cet attrait pour l’aménagement du travail est logique et croissant, mais ce sont des privilèges difficiles à négocier !

La QVT étant, nous l’avons dit, un élément clé pour vos collaborateurs, vous pouvez envisager d’améliorer l’environnement de travail. Crèche, restaurant d’entreprise, conciergerie ou encore salle de sieste sont de bonnes options pour faire des bureaux un véritable lieu de vie. Espace détente avec baby foot, coach de sport, boissons chaudes et fruits frais à disposition sont des must-have pour les entreprises où il fait bon travailler.

Malheureusement, ces avantages ne seront pas nécessairement adoptés par l’ensemble de vos bénéficiaires. D’ailleurs leur succès dépendra largement de la culture d’entreprise et de la population que vous touchez.

 

Les privilèges qui n’ont pas/plus la cote

Les arbres de Noël sonnent vieillots, les journées team buildings commencent à sonner creux, les voyages collectifs sont boycottés, les tournois de sport sont desertés… Le constat est sans appel : les salariés se désintéressent des actions traditionnelles. Il est temps de se réinventer !

Pour (re)créer du lien, prenez le virage de la modernité et ne vous contentez pas d’organiser des événements décorrélés des envies de vos collègues.

Même les tickets restaurants ne font plus fureur auprès des équipes alors qu’ils étaient devenus incontournables. S’ils apportent un véritable complément de salaire, leur utilisation tend à s’éloigner des habitudes de consommation des Français, qui aspirent à plus de liberté.

Les avantages salariés qui font l’unanimité

Si vous voulez offrir à votre entreprise un avantage qui profite à tous, pourquoi ne pas opter pour une plateforme d’avantages salariés ?

Vos collaborateurs recherchent des avantages qui leur ressemblent. L’intérêt de ces plateformes réside entre autres dans ce qu’elles offrent : un panel très large qui va satisfaire les attentes du plus grand nombre.

Considérant le budget et le temps alloué, de nombreux comités sociaux et économiques ont recours à une plateforme d’avantages externalisée. Celles-ci bénéficient d’une force de frappe plus importante que n’importe quel CSE grâce à leur pouvoir de mutualisation. Au travers d’une telle solution, vous pourrez proposer à vos collaborateurs des offres sur tous les univers de consommation en toute simplicité.

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Une gamme d’avantages pour les bénéficiaires du CSE

 Places de cinéma à prix cassé ? Offres exclusives chez les meilleurs voyagistes ? Remises dans les plus grandes enseignes nationales ? Abonnements de sport moins chers ? Pourquoi choisir ?

Offrez, dans un seul espace, des offres portant sur la vie quotidienne, le shopping, les sorties, les vacances ou encore le sport. Vous redonnerez ainsi du pouvoir d’achat à tous sans enfermer votre action dans un domaine ou un autre : satisfaction garantie !

Au contraire d’autres solutions qui ne font que creuser le fossé entre les collaborateurs, les CSE-externalisés permettent de rétablir l’écart entre les salariés selon leur niveau de rémunération. Grâce aux remises proposées, chacun pourra s’offrir ce dont il a envie, des vacances pour les uns ou des produits culturels pour les autres.

Les autres solutions d’avantages salariés

 Les bons d’achats

Le recours aux chèques cadeaux est très répandu dans la vie d’un CSE. Noël, rentrée scolaire, fête des mères, naissance… tous les événements URSSAF sont un prétexte pour distribuer des bons d’achats ! À tel point qu’ils paraissent pratiquement acquis aux yeux de vos collègues.

Ils sont populaires auprès des représentants du personnel parce leur mise en oeuvre est très simple. Certains élus pensent même se renouveler en proposant… des e-chèques cadeaux ou des chèques culture !

Aujourd’hui, nous vous conseillons de vous en détourner, du moins dans leur forme traditionnelle. En effet, leur dimension sociale devient largement galvaudée à cause des critères d’attribution. Trop de salariés sont écartés de la distribution faute de budget.

L’inconvénient principal des (e-)chèques par rapport à une plateforme d’avantages salariés c’est que le budget œuvres sociales doit être conséquent. Avec une plateforme d’avantages, vous pouvez offrir jusqu’à 1.000€ de pouvoir d’achat supplémentaire à vos collègues pour quelques dizaines d’euros seulement. Tandis qu’avec les bons d’achats, le bonus que vous offrez est strictement borné à ce que vous leur offrez.

Ainsi, si vous optez pour cette solution, assurez-vous que votre budget permet de couvrir tous les collaborateurs. Pensez notamment aux stagiaires, contrats à durée déterminée ou aux temps partiels. En effet, le CSE n’est pas un organisme auquel on doit cotiser pour en profiter. Les salariés sont des ayants-droit par nature ! Au contraire, les collaborateurs mis de côté risquent même d’être ceux qui ont le plus besoin d’être soutenus..!

 

Les chèques vacances

Les chèques vacances répondent plutôt bien à la démarche du CSE. Dédiés aux dépenses de loisirs et vacances, ils sont distribués sur la base de critères sociaux.

Bien qu’apprécié, le chèque vacances est encore assez méconnu. Bon nombre de français n’ont pas connaissance de leur souplesse. Ils ne savent pas qu’ils peuvent les utiliser toute l’année. Ils risquent de les laisser périmer alors qu’ils auraient pu les utiliser pour leurs week-ends et dépenses de loisirs.

C’est un instrument de solidarité facile à mettre en place. Néanmoins il est limité à un univers de consommation et ne répondra pas nécessairement aux envies de chacun. D’autant plus que selon le niveau d’abondement du CSE, cet avantage ne sera peut-être pas exploité. En effet, leur participation dans l’achat des chèques vacances risque de freiner vos collègues.

La frontière entre œuvres sociales et rémunération

 Revenons à la vocation du budget activités sociales et culturelles (ASC) tel qu’il est prévu par le Code du travail. Le CSE est chargé d’apporter une offre culturelle, de soutenir les salariés dans leur quotidien et de créer du lien.

Attention, l’URSSAF désapprouve cet usage répandu qui tend à borner le CSE à une caisse de paiement. Cette pratique est très restrictive alors que la raison d’être du CSE est beaucoup plus large. Les privilèges octroyés par le comité social et économique ne doivent pas devenir un complément de rémunération. Néanmoins, il faut rester lucide. C’est une façon de susciter l’intérêt et d’emporter l’adhésion de vos électeurs. C’est ainsi que dans un second temps vous pourrez les emmener vers vos autres actions.

En effet, les salariés ont tendance à se désintéresser de plus en plus des prérogatives du comité social et économique. Par ailleurs, il serait naïf de penser que vos ayants-droit se contenteront de quelques avantages. Les salariés connaissent le potentiel d’un grand CSE et s’attendent à ce que vous leur offriez des avantages qui leur correspondent !